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ainsi que des expositions, des spectacles, des concerts, dans la rubrique agenda.

CINEMA "AGNES VARDA"

Dans l'ancien parc des Floralies, découvrez le cinéma "Agnes Varda"

Programme du 14 juillet au 31 juillet 2010

Programme du 01 Août au 14 Août 2010

 

 

 

   EXPOSITIONS 

Galeries ouvertes toute l'année sur rendez vous et tous les jours en saison

M. CHAIGNE Roland
Peintre animalier
48, rue des Sables
85360 La Tranche-sur-Mer
Tél. 02 51 30 35 42 / 06 83 87 57 75 rolandchaigne@cegetel.net

M. VAILLANT J.C.
Peintures marines, paysages..
68, bd des Vendéens - la Grière Plage
85360 La Tranche-sur-Mer
Tél. 06 98 13 08 55

Galeries ouvertes d'Avril à Septembre

ART CARAÏBES
Peintures Haïtiennes
1 avenue de la Plage (place du Centre)
85360 La Tranche-sur-Mer
Tél. 06 79 78 65 69

LES ATELIERS DU PH'ART
Vitrail et aquarelle
170, rue du Phare
85360 La Tranche-sur-Mer
Tél.02 51 30 82 46 / 06 88 96 41 94
bamasser@wanadoo.fr

Légendes du marais, de la mer et de la forêt…

oiseau marais                           pont marais

Le marais est un ancien golfe comblé par les alluvions… d'après une légende "le retrait le plus spectaculaire de la mer eut lieu tandis que l'on chantait les vêpres du Dimanche 31 octobre 1460, veille de la Toussaint ?… avec ces dernières grandes marées d'avant l'hiver, la mer ne devait plus revenir ! On dit que de pieux fidèles arrivés en barque furent contraints de s'en retourner à pied dans la vase" (G. Prouteau).
Il ne s'agit pas d'une légende locale mais le marais fait partie de notre paysage.

"On raconte à l'occasion de la submersion de La Tranche, qu'un homme de cette localité, ayant refusé de condescendre aux désirs coupables de la dame du château de Moricq dont il était tenancier, fut averti en songe, la nuit suivante, en récompense de sa vertu, du malheur qui allait fondre sur sa patrie, et qu'il n'eut que le temps nécessaire de prévenir son curé et de sauver avec lui le mobilier le plus précieux de l'église" (abbé Baudry).

"On parle d'un célèbre sorcier qui, après avoir cueilli un peu de mousse, à minuit, à la porte du cimetière, était emporté comme un éclair, à l'île de Ré, monté sur un cheval blanc. Il revenait dans le même équipage et avec une telle rapidité, qu'il ne faisait qu'effleurer l'onde amère, et que les arbres du continent s'inclinaient ou se brisaient à l'approche du coursier…". (Annuaire de la Société d'Emulation de la Vendée).


La forêt est de création très récente. Elle n'a pas encore suscité de légende. On sait toutefois "qu'une mystérieuse dame blanche se promenait silencieusement dans certains lieux aujourd'hui boisés. On la rencontrait à certaines heures de la nuit, s'évanouissant comme une ombre à un moment donné, pour reparaître et accomplir sans fin sa mission (?) nocturne…"



La Tranche-sur-Mer - Son Histoire.

De la fin du VIe Millénaire avant J.-C. au début de notre ère.
Le peuplement de la côte remonte à la fin du VIe millénaire avant J.-C. Ainsi les Tranchais ont pour ancêtres les premiers agriculteurs de l'ouest de la France. Selon les préhistoriens, ils seraient venus par cabotage du Proche-Orient : Asie mineure et Balkans. Certains remontèrent la Charente et la Sèvre Niortaise. Le village se trouvait à la Pointe du Grouin-du-Cou, à 2 km environ du rivage. Le site gît maintenant sous l'estran en raison de l'élévation du niveau marin. Cette terre d'accueil émergeait entre l'Océan et les eaux calmes d'un golfe. Ces colons, aux haches polies et à l'outillage en pierre, os et bois, exerçaient de nombreuses activités : agriculture, élevage, chasse, pêche... Ils construisaient des cabanes, fabriquaient des poteries -les tessons que nous avons recueillis, témoignent de leurs préoccupations artistiques. Près de leur habitat, en 2 endroits, le sol est recouvert de pierres posées de chant. Ce sont peut être les restes de monuments funéraires. A dater de la fin du Ve millénaire avant J.C. des monuments mégalithiques (dolmens et menhirs) furent élevés dans la région. Les Tranchais de la Pointe du Grouin décoraient leurs pots de triangles en relief, de ponctuations... A partir de 3600-3500 ans avant J.-C., ils utilisèrent des flèches en silex semblables à celles découvertes à Sublaines (Indre-et-Loire). On voit là l'indice de relations interrégionales. Entre 3500 et 3000 ans avant J.-C., ils étaient culturellement liés à l'Aunis et à la Saintonge : leurs vases (comme ceux du camp de Peu-Richard à Thénac, Charente-Maritime) étaient embellis de cercles concentriques, de lignes brisées. Vers 2500 ans avant J.-C., des commerçants, pense-t-on (porteurs de la première métallurgie du cuivre et de l'or) leur proposaient des récipients en forme de cloche renversée. Leur cheptel comprenait des bovinés, des moutons, des chèvres, des porcs... Des cerfs et des sangliers parcouraient l'arrière-pays boisé. Une zone marécageuse s'étendait entre la mer et la terre ferme. Un habitat se trouvait près du lieu-dit les Grandes-Loges. Des produits nordiques circulaient dans nos régions depuis quelques siècles et les échanges continuaient avec le Languedoc et la Péninsule Ibérique. Un décor de poterie de la Pointe du Grouin rappelle fortement les céramiques portugaises. Vers 1800 ans avant J.-C. (époque des premiers objets en bronze), nos ancêtres vivaient aussi à la Pointe de la République. Nulle dune ne masquait l'horizon. Le pin, le chêne, le tilleul, le saule, le noisetier mariaient leurs feuillages. Aux environs du VIIIe siècle avant J.-C. (tandis que les premiers objets en fer commençaient à être utilisés en Europe) les habitants de la Tranche menaient une vie pastorale. Des branches entrelacées, maintenues par des piquets, des planches délimitant un quadrilatère, des bois taillés en biseau sont autant d'éléments de constructions que nous avons observés à la Pointe du Grouin. Près de la Pointe du Chiquet (lieu appelé de nos jours : les Generelles) se trouvaient de nombreux vestiges osseux et des poteries. Le site des Generelles fut habité à une époque quelque peu antérieure à l'occupation gauloise -occupation perçue en Poitou à la fin du VIe siècle avant J.-C. Puis vint notre ère. Un phénomène naturel modifia notre environnement : l'apparition du sable sur nos côtes. Charrié par la Loire depuis le Massif Central, véhiculé par l'Océan selon les géologues, il recouvrit notre vieux sol et ses vestiges. Une ville gauloise (nous dit C. Delaire) se trouvait "au nord d'une dune de sable dénommée Promontoire des Pictons. Ce promontoire isolait de l'Océan un golfe du même nom devenu le Marais Poitevin. Il ne reste plus du golfe que l'anse de l'Aiguillon et son estuaire est le Pertuis Breton". Le nom de la ville gauloise : CARVOR (Clan Cerf) subit des variantes : CARVOR TRUNCA, TRANCA, TRINCA, TRANCHEA, TRANCHA. "Truncare", en latin, signifiant "séparer en coupant", C. Delaire pense que la mer coupa la côte. TRANCHA dérivé de TRUNCA donna LA TRANCHE.
 
Notes d'histoire. Aperçu chronologique.
Le Mariage de Savary de Mauléon. Les Eglises de la Tranche.
D'après une charte de 1227, Savary III de Mauléon*, seigneur de Châtelaillon, l'île de Ré, Angoulins, Benon, Mauléon, Fontenay, Marans et Tallemond, épousa Amielle de Ré en l'église de la Tranche. Le père de Savary, Raoul III, l'ami de Richard Coeur de Lion, fut enseveli dans le monastère des Moutiers-les-Mauxfaits. Savary et son fils Raoul IV furent enterrés dans l'église abbatiale de Saint-Michel-en-l'Herm. L'église de la Tranche se trouvait près de l'Anse du Maupas "sur une terre de sable donnée en 1120 par Etienne de la Jarrie au seigneur abbé de Talmont. La mer entrait là, dans la partie basse du marais, en direction du lieu-dit le Jard. Ainsi l'église s'élevait à l'entrée du goulet de Jard, "ad gulam Jardi" (C. Delaire). Elle fut détruite par la mer au début du XVIIIe siècle. L’Eglise qui lui succéda en 1729 (sur la place de la Liberté) fut démoli pour cause de vétusté et remplacé en 1868 par l'église actuelle.
* Savary de Mauléon "marin audacieux" (pirata rapax) possédait une flottille redoutable dont les ports de refuge étaient Olonne (les Sables) et l'Aiguillon ...."(Abbé Poirier).

Richelieu, Evêque de notre Diocèse.
"Notre" Evêque Armand Jean Du Plessis de Richelieu placé à la tête de l'Eglise de Luçon par le Pape Paul V, obtint à 31 ans le titre de "Secrétaire d'Etat". Il réorganisa le diocèse. L'érection de notre paroisse en cure date de 1615.

Les Guerres de Vendée.
Lors des Guerres de Vendée, les habitants de la Tranche refusèrent de prendre les armes contre la République. Ils repoussèrent les insurgés -notamment le 17 mars 1793. Le Comte d'Artois, le futur Charles X, renonça à débarquer dans notre région où l'attendait Charette, ex-officier de marine, chef vendéen (exécuté à Nantes en 1796).

Le Combat de la Frégate La Seine – Juin 1798.
Un combat opposa la frégate La Seine à 2 bâtiments anglais. La frégate échoua à la Pointe du Grouin; elle ramenait des Indes Orientales 250 passagers et 150 hommes du régiment de Pondichéry (L. Brochet). L'équipage français fut décimé. Il y eut 9 tués chez les Anglais (Rôles d'équipage Jason & Pique). Les Anglais firent preuve d'humanité à l'égard des blessés. Ils emmenèrent "à la remorque" la malheureuse frégate. Bigot, son capitaine, fut détenu à Portsmouth. Une frégate anglaise se brisa sur les hauts-fonds. Remise en état, la Seine navigua sous pavillon britannique.

Activités Maritimes.
Sous Louis XI (1461-1483), on citait la Tranche parmi les ports et havres de la côte. le prix du passage  Ile de Ré –
La Tranche était estimé 40 livres. Au XVIIe siècle, le transport du sel rendait la navigation plus intense. Avant la Révolution, les Rhétais qui allaient acheter leurs volailles et leurs grains aux Moutiers-les-Mauxfaits abordaient à la Tranche. L'Auberge de la Côte, sise à la Pointe du Chiquet, accueillait : voyageurs, laboureurs, marins, vendangeurs... Des relations commerciales ont existé avec la ville de Gallouaye (Irlande). L'histoire a retenu le nom de Jean-Baptiste Soyer, receveur au bureau des traites, en 1720. Depuis 1971, des bateaux de faible de tonnage accostent l'estacade de la pointe du cimetière.

Le Premier Maire de la Tranche.
Jacques ROBION, marchand, originaire de St-Martin-de-Ré, fut le premier maire (1790-1791).
 
Les Guerres Mondiales : 1914-1918, 1939-1945.
La Tranche sortit meurtrie des deux conflits mondiaux : 67 soldats furent tués de 1914 à 1918. Georges CLEMENCEAU "appelé à la tête du Gouvernement" séjourna dans notre station. Un avion, survola la Tranche et tira plusieurs salves pour annoncer la fin de la première guerre mondiale (souvenir d'enfance - A. Leroux).
En 1940, on hébergea à la Tranche-sur-Mer les habitants des Mazures (Ardennes).
En 1944, la côte présentait un aspect de désolation dû à la destruction de nombreuses maisons (phare compris). Les casemates, chicanes, obstacles de plage... du Mur de l'Atlantique parsemaient cette zone partiellement évacuée. Au lieu-dit "Creux-du-Tambour", des artilleurs servaient quatre canons de 155 mm. A la Grière, des blockhaus peints en trompe-l'oeil ressemblaient à des villas. Les batteries de la Pointe du Grouin et de la Grande-Plage avaient respectivement pour noms Stettin et Stuttgart. En 1943, des soldats hindous cantonnaient à la Tranche. Ces volontaires étaient, pour la plupart, des prisonniers "retournés".  Un écusson cousu sur leur manche droite portait l'inscription "Freies Indien" (Inde Libre). En 1944, des barricades furent dressées par les Allemands dans le bourg. Des maisons furent dynamitées. Alarmé par l'ampleur des démolitions, le curé ROUX plaça la paroisse sous la protection de Notre-Dame-de-Fatima. On dit que l'officier responsable des travaux de défense côtière fut muté peu après. En 1946, le prêtre fit ériger une statue "à la Vierge de Fatima" qui avait "sauvé la Tranche". En 1944, une vingtaine de Tranchais s'engagèrent dans les Forces Françaises de l'Intérieur. Ils combattirent notamment sur les fronts de Saint-Nazaire et de la Rochelle. A la Libération, la commune (la plus sinistrée de Vendée) releva ses ruines. La Reconstruction attira de nombreux artisans.

 
Economie locale.
XVIIe Siècle. Les Marais Salants.
En 1603, Nicolas Herpin, notaire, établit des marais salants à la Tranche*. Le sel était exporté en Normandie, au Pays Basque, en Angleterre... En échange, arrivaient du brai, de la résine, du charbon de terre. Après leur abandon dû à la concurrence, ces établissements salicoles sont devenus des herbages. Ils ont conservé les noms de leurs anciennes affectations : Vasais, Bossis, Plate-forme, Sartière (cadastre de 1846). A la fin du XXe siècle, ces prairies ont été aménagées pour la plupart en zones constructibles desservies par des voies nouvelles : avenue Charles-de-Gaulle (1990), rue des Salicornes...

* "... il est à noter que n'y avoit jamais eu de maroys salans au paravant ès dicts lieux ..."

XVIIIe Siècle. Culture de l'Ail, de l'Oignon... Dessèchement du Marais.
Au XVIIIe siècle, il se faisait un "commerce considérable en ognons et en aulx". L'esprit d'entreprise perdurait au fil des millénaires. En 1722, un arrêt du Conseil d'Etat autorisa le dessèchement du marais entre "les paroisses d'Angles, la Tranche et autres voisines...". De nouvelles terres furent mises en valeur.

XIXe Siècle. Forêt Domaniale. Agriculture .
Les dunes, en se déplaçant sous l'action du vent, envahissaient les cultures et les habitations. Le Grand-Dégas, le Chétif-Dégas, les Aumôneries (village enseveli jadis) sont des noms de lieux qui rappellent ces méfaits. Les semis et plantations entrepris au XIXe siècle pour fixer les dunes, ont donné naissance à la forêt domaniale.
En 1899, on créa un syndicat agricole. Les cultivateurs produisaient des pommes de terre *, du blé, de l'ail, des oignons, du froment, de l'orge, de l'avoine, des haricots et des fèves.
En 1902, fut fondée une société syndicale de panification, l'Union Tranchaise. Cette société devait obtenir pour ses membres un pain de première qualité, aux meilleures conditions.

* En 1818, les Tranchais, qui demandèrent au Préfet la réparation d'une muraille (abri pour bateau en forme d'ouvrage longitudinal), énumérèrent les denrées qu'ils produisaient : ails, oignons, échalotes, haricots et pommes de terre. C'est par voie maritime qu'ils voulaient expédier ces produits. Ce fut, dit-on, sous le Second Empire et au début de la Troisième République que l'exportation sur des vaisseaux anglais et vers l'Angleterre amena un trafic important au port de l'Aiguillon. La spécialité de la région tranchaise était à cette époque une pomme de terre dite bleue de la Tranche très appréciée de nos amis d'Outre-Manche...". On en récoltait encore à la Tranche dans les années 1940.

XXe Siècle. Agriculture. Ressources diverses. Tourisme (monoactivité).
Vers 1930, notre région se consacrait entièrement à la culture maraîchère. La pomme de terre venait en tête de la production. Les variétés avaient pour noms : Fluke, Early Rose, Ronde Jaune, Saucisse. Il y avait aussi l'ail et l'oignon qui se mettaient en "liasse" ou se déposaient en "meules" dans les "calogeats" (petits hangars en roseaux bien clos, nous disent MM. Sarazin et Martin dans leur Monographie Agricole). "La liasse comprenait 28 oignons, 13 liasses faisaient un paquet  et 8 paquets faisaient "un cent". Le paquet pesait 2 kg 1/2 à 3 kg". Il faut aussi mentionner l'oignon piqué, le haricot (lingot, petite mogette et marandaise) et la vigne. "Les râpes gorgées d'eau donnaient la piquette". En 1965 la superficie du vignoble tranchais était de 60 ha 15 a 77 ca.
Les cours d'eau du marais : le canal (cnar), l'acheneau... constituaient des viviers naturels où cohabitaient : anguilles, carpes, tanches, gardons... Les principaux engins de pêche étaient la treille (filet rond, emmanché, diamètre 1,30 m environ), le tonneau "tounia", la baratchine (filet avec nasse pour barrer les fossés)... L'Atlantique permettait un bon complément de ressources : bars (loubines), mulets ou meuils (le meuil de vendange, gras à souhait, était fort apprécié), plies, raies (tères), torpilles (trembles), soles, touilles (chiens de mer), seiches, turbots... pris notamment dans les écluses ou pêcheries en pierre sèche. Bigorneaux, coques ou sourdons, couteaux, huîtres, lavignons, moules de bouchots, palourdes, pétoncles, crabes, crevettes grises (boucs), crevettes roses ...
Dans la seconde moitié du XXe siècle, la culture des plantes à bulbes : tulipes, narcisses, glaïeuls ... succéda à celle des légumes et primeurs devenue peu rentable. A l'approche du XXIe siècle, le tourisme né de la mode des bains de mer sous la Restauration supplanta l'agriculture.

Textes de  Michel BOIRAL

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